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L'aventure du collectif a commencé en 1995 avec l'occupation des anciennes usines de chaussures Myrys dans le quartier St Cyprien-Patte d'Oie. Un ensemble éclectique de personnes, constitué d'artistes, de sans papiers, de sans abris, des trois à la fois, investissent cet d'espace, que ce soit pour survivre, créer, se rencontrer, inventer... Cette marmite bouillonnante a fonctionné pendant deux ans de façon informelle, sous l'égide du système D et des solidarités du quotidien expérimentant de fait un principe d'autogestion se réinventant à tous les instants. Elle se structure en association loi 1901 en 1997 , mettant en avant ce principe d'autogestion , principe de démocratie en prise directe avec le « faire ».
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Fort de ces deux années d'expérimentation, tant au niveau humain qu'artistique, le projet-lieu s'est ainsi imposé de façon évidente : générer un espace de rencontres, de frottements, de croisements entre artistes, amateurs et professionnels, toutes disciplines confondues, confrontant les univers esthétiques, et les populations sur ces principes d'autogestion. La pertinence de son projet et de sa mise en oeuvre a valu au collectif d'être cité comme l'un des exemples de la démarche des « Nouveaux Territoires de l'Art » dans le rapport ministériel élaboré par Fabrice Lextrait (ancien administrateur de la Friche Belle de Mai à Marseille) à Michel Duffour, secrétaire d'Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle du gouvernement Jospin, en 2001.
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